Le hurrah d'Athies - Les deux adversaires. - AthiesSousLaon.com

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Le hurrah d'Athies - Les deux adversaires.

Notre village > Histoire

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Auguste, Frédéric, Louis Viesse de Marmont.
Né en 1774 à Châtillon-sur-Seine, Mort en 1852 à Venise,
Duc de Raguse(1808)
Maréchal de France(1809)
Il est né dans une famille aisée mais de petite Noblesse, bourgeoisie anoblie au 17e siècle par la Croix de Saint-Louis. Il entre à l'école d'artillerie de Châlons-sur-Marne en 1790 et c'est avec le grade de lieutenant-colonel qu'il en sort en 1792. Il se lie d'amitié avec Bonaparte au cours du siège de Toulon et devient son aide camp en 1794. Il suivra Bonaparte en Italie et lui restera fidèle lorsque Bonaparte sera jeté en prison. En devenant commandant de l'armée de l'Intérieure, Bonaparte le rappelle près de lui. Il est nommé chef de bataillon en Italie. Avant son départ pour l'Egypte en 1798, il épouse la fille d'un banquier suisse. A Malte, il s'empare du drapeau des chevaliers de Saint-Jean d'Acre et est fait général de brigade. En Egypte, il est victorieux face aux Anglais. Le 18 Brumaire, il est aux cotés de Bonaparte. C'est en Italie où il se distingue à Marengo, en 1800, qu'il est fait général de division. Il fût très déçu de ne pas être de la première promotion des maréchaux en 1805. A la tête du 2e corps de la Grande Armée, il participe à la victoire de Ulm en 1805. S'il n'est pas engagé à Austerlitz, il se distingue à Weyer. En 1806, il devient général en chef et gouverneur de la Dalmatie. Il réussi à lever le siège de Raguse par la flotte russe en 1808. C'est en juillet 1809 qu'il gagne son bâton de maréchal après les victoires de Wagram et Znaïm et obtient le titre de Duc de Raguse. Il remplace Masséna en 1811 à la tête de l'armée de Portugal. Il est sévèrement battu par Wellington aux Arapiles, en 1812, où il est blessé. Début 1813, il reprend le commandement du 6e corps de la Grande Armée et prend part à la campagne d'Allemagne, Lützen, Bautzen, Dresde et Leipzig. En 1814, pendant la campagne de France, Napoléon lui reproche sa défaite de Laon. A Paris, après s'être replié avec ses divisions, il prend part à sa défense de la ville, mais il décide de capituler le 30 mars alors qu'elle était loin d'être prise. Et le 5 avril, il trahit l'Empereur en ouvrant la route de Fontainebleau aux alliés ce qui conduira l'Empereur à abdiquer. Louis XVIII le nomme pair de France et il le suivra à Gand (Belgique) pendant les cent-jours. Marmont vote la mort de son frère d'arme au cours du procès du maréchal Ney. Après son échec de la répression de la révolution de 1830, il quitte la France et erre en Europe. A Vienne, il devint proche de l'Aiglon (duc de Reichstdt, fils de Napoléon) et lui conte les épopées de son père. Il passa la fin de sa vie à se justifier en écrivant ses mémoires. Honni des bonapartistes, il mourut le 22 juillet 1852 seul et oublié de tous. Dans le Mémorial, Napoléon dira de lui
«Il était le plus médiocre des généraux ; je l'ai soutenu, défendu contre tous parce que je lui croyais de l'honneur. Elevé dans mon camp, nourri dans ma maison, marié par moi, comblé de faveurs, de richesses, devenu un des hommes les plus marquants de la France, au moins un des plus élevés en dignité, son ambition lui a fait rêver qu'il pouvait s'élever encore ; il a oublié sous quel drapeau il a obtenu tous ses grades, sous quel toit il a passé sa jeunesse ; il a oublié qu'il doit tous ses honneurs au prestige de cette cocarde nationale qu'il foule aux pieds pour se parer du signe des traites qu'il a combattus pendant vingt-cinq ans ! ... ». Les verbes « marmonter » mais surtout « raguser » seront utilisés pour exprimer la trahison.


Gebhart-Leberecht Blücher
Né en 1742 à Rostock, Mort en 1819 à Krioblowitz
Prince von Wahlsatt,
Feld-maréchal.
D'une famille de grands propriétaires, Blücher s'engage dans l'armée suédoise pour la guerre des sept ans. Les prussiens, après l'avoir fait prisonnier en 1760, l'incorpore. En récompense de sa combativité, il est nommé lieutenant en 1762, mais ses écarts de conduite lui vaudront d'être limogé en 1763. C'est en 1787 qu'il réintègre l'armée. Il a 52 ans lorsqu'il affronte les armées révolutionnaires françaises. Il est battu par Davout à Auerstadt en 1804. En 1806, Bernadotte obtient sa capitulation à Ratkau. Fait prisonnier à Hambourg, il est échangé contre le général Victor. En 1813, il commande l'armée de Silésie. Ses premières défaites de Grossgörhen et de Bautzen, ne le découragent pas de marcher sur Paris. En Août 1813, il est vainqueur à Leipzig et il est obtient le grade de maréchal. En janvier 1814, il entre en France, toutefois malade et déprimé, il donne sa démission le 2 avril deux jours avant l'abdication de son ennemi de toujours. Nommé prince, il reprend du service pendant les cent-jours. Une première fois battu à Ligny le 16, il obtient sa revanche aux coté de Wellington à Waterloo, le 18 juin 1815. Il devient gouverneur militaire de Paris, mais il désapprouva le second traité de Paris qu'il trouvait trop favorable aux Français.


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