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Le Hurrah d'Athies - Le contexte

Notre village > Histoire

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Nous sommes en 1814, l'Empereur Napoléon fait face à la sixième coalition. La retraite de Russie a laissé une armée amputée de ses meilleurs soldats. C'est donc avec beaucoup de nouvelles recrues, qu'il s'oppose à l'attaque des alliés. A la veille du hurrah d'Athies, le 7 mars, Napoléon avait battu à Craonne avec ses 22 000 soldats les 22 500 hommes du feld-maréchal Blücher, l'ennemi de toujours, commandant en chef des armées prussiennes et russes. Blücher, dans sa retraite, choisit avec évidence le plateau de Laon comme position défensive. En effet, il domine de ses 25 mètres toute la plaine. Blücher pouvait depuis les terrasses de la cathédrale observer les mouvements des troupes. Napoléon, désirant prendre au piège Blücher, décida d'un mouvement de tenaille autour de Laon. La branche droite de cette tenaille était confiée à Marmont. Le 9 au soir, ce dernier avait réussi une belle percée puisqu'il s'était avancé jusqu'à Athies aux portes de la route de Marle, voie stratégique vers la Belgique. L'Empereur, pensait refermer sa tenaille le 10 au matin. C'était sans compter, sur le glorieux fait d'armes du Hurrah d'Athies qui restera dans l'histoire comme la défaite de l'Empereur à Laon. Paris sera pris avec la trahison de Marmont le 30 mars ce qui conduit à l'abdication de Napoléon le 6 avril 1814.

C'est le 6 avril 1814 que Napoléon abdique sans condition. Ce tableau montre que ce sont ses propres maréchaux dont Marmont qui lui présentent l'acte d'abdication.

Le 11 avril, le traité de Fontainebleau fixe les frontières à celles de 1792.

Cet épisode de la campagne de France, fût longtemps enseigné dans les écoles militaires, en effet la cavalerie n'était jamais utilisée pour les attaques de nuit. Il faut s'imaginer ce que pouvait être la confusion d'une attaque de nuit, les soldats avaient la plus grande difficulté à identifier l'ennemie du compagnon d'arme, on cherchait à tromper en utilisant les cris de ralliement de l'adversaire. Les flashs produits par les tirs des armes fournissaient la lumière pour éclairer le champ de bataille, mais elle était aussi source d'éblouissement. Pour le cavalier, la nuit représentait un danger supplémentaire pour sa monture ; un trou, une grosse pierre, un muret, ... étaient autant de pièges.

Le hurrah était un terme militaire allemand qui signifiait combat au corps à corps, désordre, ... Son but est de surprendre, submerger et anéantir l'adversaire, peu importe la manière à pied à cheval. Il s'oppose à la bataille rangée.


Les pages suivantes vous présentent :

   En page 2, Les deux adversaires Marmont et Blücher
   En page 3, Le récit par l'académicien Henry Houssaye du Hurrah d'Athies
   En page 4, Le récit par le commandant Weil de la percée de Marmont le 9 mars
   En page 5, Le récit par le commandant Weil de la nuit du 9 au 10 mars

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