L'histoire du village - AthiesSousLaon.com

Mise à jour le

Athies-sous-Laon :

Nombre d'habitants : 2307 (2007)
Maire : Yves Brun

Mairie :

Place du 11 Novembre
02840 Athies-sous-Laon
Tél : 03.23.24.52.38
Fax. 03.23.24.58.54
Email : marie.athies02@wanadoo.fr

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L'histoire du village

Notre village > Histoire



Situé sur la chaussée Gallo-Romaine Reims-Vermant (près de Saint Quentin)[NDLA : au 19e siècle des pièces romaines ont été retrouvées], il semble que le nom Athies vienne de "attegium" qui en bas latin signifiait un village "d'attegia" sorte de cabane en bois et en roseau. En effet, le village de quelques cabanes modestes se situe à cette époque au milieu de la forêt de Samoussy qui était assez marécageuse. Les premiers athisiens étaient peut-être de simples bûcherons, ou bien Athies est né du regroupement d'hommes autour d'un relais de la voie gallo-romaine, il est difficile de le dire.
Au moyen-âge, les chanoines du chapitre de la cathédrale de Laon dominent le laonnois,  ainsi les terres libérées par le défrichement de la forêt sont aussitôt annexées par les religieux. Sur ses plaines, le blé est la principale culture, mais "la butte des vignes" rappelle que le laonnois était une région viticole à cette époque. Pour la "commodité" des nombreux pèlerins qui traversaient les marais pour se rendre à Liesse, une nouvelle voie fût construite, elle est l'autre axe d'Athies.
Jusqu'à la révolution, les paysans les plus pauvres travaillaient pour les chanoines. Cependant, il existait des cultivateurs plus aisés qui vendaient leur production sur les marchés de Laon. La Révolution met fin à la domination des chanoines, leurs terres devenues biens nationaux furent vendues par lots au paysans aisés du village.


Par sa situation, Athies fût souvent la victime des guerres. Les différentes troupes qui siégèrent Laon occasionnèrent de nombreuses destructions et victimes. En 1814 pendant la campagne de France, le 9 mars les soldats du Général Marmont chassèrent les troupes prussiennes qui brûlèrent entièrement Athies lors de leur fuite. Pendant la nuit du 10, ces dernières revinrent et mirent en fuite les français qui se replièrent sur Festieux. La déroute de Marmont resta célèbre dans l'histoire : le "Hurrah d'Athies". Les athisiens furent encore envahis en 1870 et pendant les 4 années de la première guerre mondiale. Lors de leur retraite en 1918, les troupes allemandes piégèrent la ferme "La maison-Bleue" et causèrent la mort de 48 soldats français après la libération de Laon. [...] Tandis que le 13 Octobre et les jours suivants les Laonnois sont tout à leur joie, ce qui est naturel, un horrible drame va se produire trois jours plus tard le 16 Octobre. Des braves de la 3e compagnie du 30e R.I. se trouvent près de la «Maison Bleue» à Athies. Ils vont et viennent, l'un d'entre eux pousse un peu la porte cochère c'est le drame affreux, une brouette a été dissimulée derrière cette porte, trois mines sont agencées, l'explosion de produit, les 48 soldats sont tués, déchiquetés. Le pays étant évacué, pas de témoins. Une dame, Madame Mareillat fait élever un monument, c'est là qu'on enterre les soldats, qui seront ultérieurement transportés au cimetière de Soupir. [...] Extrait de "L'occupation de 1914-1918 à Laon - Comment les Laonnois ont vu leur libération de 13 Octobre 1918" de M. Pierre Lefevre.

Pendant l'occupation de 1940-1944, les Allemands continuèrent en 1942  la construction du champ d'aviation Laon/Athies (connu actuellement sous l'appellation "pistes de Samoussy") qui avait été commencé par les Français. Il fut utilisé par la chasse aérienne de défense allemande contre les bombardiers anglais puis américains. La base aérienne fût reprise aux allemands par les Américains en 1944 et servit de base pour les bombardiers B26 Marauder qui partaient en mission au dessous de l'Allemagne. Dans le village proche de Samoussy on peut voir une stèle à la mémoire des aviateurs du 323e groupe de bombardement qui stationna sur la base A-69 Laon/Athies d'octobre 1944 à février 1945 [NDLR : Nous regrettons que la mairie d'Athies n'ait pas donné suite au projet de cette stèle, et que celui-ci est trouvé une écoute favorable sur la commune voisine car dans les livres d'histoire c'est bien notre village qui est associé à cette base aérienne et non son surnom actuel]. En février 1945, ils sont remplacés par les bombardiers légers A26 Invader du 416e groupe de bombardement. Le 3 mai 1945, ils décolleront des pistes d'Athies pour leur dernière mission en Europe et semble-t-il la dernière mission d'un A26 en Europe. Depuis elles sont à l'abandon, mais elles ont peut-être trouvé un avenir avec un projet d'école de pilotage ...

Les plus anciens d'entre-nous connaissent le surnom qui était donné à notre village "Athies les balais". En effet Athies était connu jusqu'à la deuxième guerre pour la fabrication de balais.[NDLR : nous recherchons des documents sur la fabrication des balais à Athies].

Grâce à sa proximité avec Laon, l'exode rural n'a pas diminué la population de notre village. Bien au contraire, le village attire de nombreuses familles qui cherchent un cadre de vie agréable sans être éloignées des commodités des villes. Athies offre pour eux la campagne à la ville.


Le webmaster


Commentaires

Deux visiteurs nous ont apporté les commentaires suivants au sujet du texte Pierre Lefevre :

j2m : Au sujet de la stèle, il s'agit du 30e RIT.

Gérard Delourme : Ce n'est pas madame Mareillat qui a fait élever un monument en mémoire des soldats tués en 1918, mais madame Méléra.

Merci.

 
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